Saint-Nazaire Les archives municipales sur Internet

Des documents parmi les plus anciens de la commune sont désormais consultables de chez soi. Une première à Saint-Nazaire.

Dernière mise à jour : 26/06/2014 à 14:31

De gauche à droite : Gaëlle Ouvrard, responsable des archives municipales, Martin Arnout, adjoint aux finances et à la “Ville numérique”, et Amal Ferjani, du service des archives et ressources documentaires
De gauche à droite : Gaëlle Ouvrard, responsable des archives municipales, Martin Arnout, adjoint aux finances et à la “Ville numérique”, et Amal Ferjani, du service des archives et ressources documentaires

Il y a eu une vie avant la navale.

En 1790, Saint-Nazaire comptait déjà 3 360 habitants. On est loin de l’image d’épinal de la poignée de maisons de pêcheurs et de pilotes de Loire serrées sur le rocher du Petit Maroc.

“En fait le métier le plus répandu à l’époque était celui d’agriculteur”, rappelle Gaëlle Ouvrard, responsable des archives municipales.

Le territoire, qui englobait alors la commune de Pornichet, était administré par la paroisse de Saint-Nazaire et découpé en frairies, les ancêtres des quartiers. Certains ont traversé les siècles : Gavy, Avalix, Heinlex ou Cuneix.

Les patronymes des Nazairiens d’alors ne dépayseront pas ceux d’aujourd’hui puisqu’il n’était pas rare de tomber sur des Mahé, Allaire et autres Bertho.

Toutes ces informations ont été glanées dans le fonds ancien de la Ville.

Registres paroissiaux, d’imposition, lettres de capitation, chartes sur parchemin… Autant de documents datant d’avant la Révolution française, que la commune a rapatrié l’année dernière des archives départementales de Nantes.

“Ils y étaient depuis la seconde guerre mondiale. L’administrateur de l’époque avait demandé à les évacuer pour les protéger des bombardements”, explique Gaëlle Ouvrard.

En 2013, une sélection de ces pièces a été présentée au public dans le cadre de l’exposition “Saint-Nazaire avant Saint-Nazaire” à la médiathèque Etienne-Caux.

Pour l’occasion, les archives ont fait appel à une société de restauration, “La reliure du Limousin”. “Nous leur avons également demandé de les numériser.”

Via le site de partage de photos Flickr, elles ont été mises en ligne et sont consultables depuis le début du mois sur Internet. Une première à Saint-Nazaire.

Férus de patrimoine ou simples curieux peuvent donc, de chez eux, en savoir un peu plus sur un pan méconnu de l’histoire de la ville.

Pour s’y retrouver dans ces textes en vieux françois, le personnel des archives y a ajouté commentaires et transcriptions.

D’autres publications en ligne sont-elles envisagées ? “Nous réfléchissons à cette question”, lâche, laconique, Gaëlle Ouvrard. A Saint-Nazaire, le souci, c’est que les craintes de l’ancien administrateur ont été fondées. Le reste des archives a bel et bien été détruit pendant l’occupation.

“Mis à part le fonds ancien, nos documents datent d’après 1945. Il est plus difficile de les publier à cause des droits d’auteur, du secret industriel et commercial… Pour l’état-civil par exemple, il faut attendre 120 ans”, explique la responsable.
Julien Bouliou

Utile : pour accéder aux archives en ligne, cliquez sur ce lien. A consulter également, sur le site Internet de la mairie, la rubrique “Histoire de Saint-Nazaire en archives”

Saint-Nazaire, 44

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