À l'initiative de Mes Abeilles, les ruches essaiment

02/02/2017 à 16:34 par Jeanne Rivereau

Les pilleuses viennent consommer des réserves de miel dans une ruche qui a succombé en début d'hiver, sous l'œil de Myriam Eriau, trésorière ; Thérèse de Courville, présidente et Jean-Marie Châtel, conseiller technique et formateur -
Les pilleuses viennent consommer des réserves de miel dans une ruche qui a succombé en début d'hiver, sous l'œil de Myriam Eriau, trésorière ; Thérèse de Courville, présidente et Jean-Marie Châtel, conseiller technique et formateur -

Le rucher école situé dans le prolongement des jardins familiaux de la Vigne, à Mesquer, a fait des émules dans le secteur. Depuis trois ans, une quarantaine de personnes ont été initiées à l’apiculture. Une nouvelle formation va s’ouvrir ces jours prochains…

Chaque année, les apiculteurs amateurs ou professionnels déplorent 30 à 40 % de mortalité chez les abeilles. « Les dégradations environnementales sont principalement en cause », déplore Thérèse de Courville. Présidente de l’association mesquéraise Mes Abeilles depuis quelques mois, elle a pris le relais de Bernard Citeau, créateur de l’association en mars 2013, avec un objectif : favoriser l’implantation de ruches familiales en Presqu’île guérandaise.

Privilégier la pollinisation

Forte de 25 adhérents, et autant de ruches réparties sur les communes de Mesquer, Piriac, La Turballe et Saint-Molf, Mes Abeilles veut avant tout favoriser la bioversité. « Ce que nous voulons avant tout, c’est privilégier la pollinisation des arbres fruitiers », explique Thérèse de Courville. Et le conseiller technique, Jean-Marie Châtel, d’ajouter : « Le miel, c’est la cerise sur le gâteau ». Il ne coule pas toujours en abondance. La saison 2016 a été plutôt compliquée. « Après un printemps humide et un été chaud et sec, nous avons dû nourrir les abeilles avec du sucre sous forme de sirop », regrette le professionnel qui se réjouit de pouvoir transmettre ses connaissances par le biais des formations qu’il propose.

Il y avait un vrai manque sur le secteur. Lancés dès 2013, les cycles d’apprentissage se limitaient à une seule journée. « Après nous étions abandonnés à nous-mêmes », regrette Myriam Eriau, trésorière et apicultrice amateur. Pour parer cette carence, la présidente de Mes Abeilles a fait appel à un jeune animateur professionnel afin de prodiguer une formation plus complète, à la fois théorique et pratique. Avec une particularité, celle de travailler sur des ruches « warré » dite « ruche écologique ». Pour Jean-Marie Châtel, c’est plus la pratique qui est écologique.

Une approche concrète

À partir du 18 février, douze futurs apiculteurs vont ainsi entrer en formation pour un cycle, de deux journées et quatre demi-journées, qui s’étalera jusqu’en septembre. « Le premier contact avec les abeilles aura lieu dès le deuxième cours », explique le formateur qui proposera une approche de l’apiculture de manière très concrète, à condition de se munir du matériel nécessaire : vareuse, gants, enfumoir, lève-cadre. La parfaite panoplie pour se piquer au jeu des abeilles… sans se faire piquer.

Jane Rivereau

Utile : Renseignements et inscriptions aux formations : Jean-Marie Châtel, au 06 79 81 98 98 ou par courriel : jmarie.chatel@yahoo.fr

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