Saint-Nazaire Le kayak-polo mène sa barque en N1

Seule équipe nazairienne à évoluer au plus haut niveau français de sa discipline, le Saint-Nazaire kayak-polo attaque sa deuxième saison consécutive en Nationale 1.

28/02/2017 à 07:12 par Simon

L'équipe une du Saint-Nazaire kayak-polo est remontée en Nationale 1 en 2016 -
L'équipe une du Saint-Nazaire kayak-polo est remontée en Nationale 1 en 2016 -

Une victoire (4-2 face à Pont d’Ouilly) et trois défaites (1-6 contre Saint-Grégoire, 0-3 contre Condé-sur-Vire et 1-3 contre Thury-Harcourt). L’équipe première de kayak-polo du Snos canoë-kayak (Snosck) a assuré le minimum syndical, le week-end dernier, dans la piscine de Corbeil-Essonnes. Pour leur deuxième saison de rang en Nationale 1, les Nazairiens espèrent se donner moins de sueurs froides qu’en 2016 qui les avait vus terminer premier non-relégables (12e sur 14).

L’objectif, c’est de faire toute cette saison en dehors de la zone de relégation. Finir entre la 6e et la 10e place, ce serait parfait », avoue Clément Simier, pilier de l’équipe.

Club formateur

Si Saint-Nazaire ne peut lutter avec les mastodontes que sont Montpellier, Condé-sur-Vire ou Agen, le Snosck compte sur ses forces vives pour se maintenir, en attendant que les jeunes pousses s’aguerrissent pour prendre le relais d’ici quelques saisons. Ces dernières années, plusieurs poloistes sortis des rangs nazairiens ont vécu une « carrière » internationale.

C’est le cas chez les garçons de Vivien Thobie et, plus récemment de Baptiste Cotta, désormais licencié à Montpellier et devenu un pilier de l’équipe de France senior, vice-championne du monde en 2016. Chez les filles, la Nazairienne Camille Girard – qui porte toujours les couleurs du CD 44 – a également revêtu la tunique tricolore.

Pas d’éclairage

Au Bois Joalland, les conditions d’entraînement sont peu adaptées à la pratique de haut niveau. Pas d’accès en piscine, pas d’éclairage autour de l’étang pour s’entraîner en soirée l’hiver. Dans une majorité des clubs adverses, on trouve l’un ou l’autre. « Comme on n’a pas pu faire de tournoi de préparation, on a très peu fait de travail collectif avant le début du championnat, relève Clément Simier. On essaye de faire trois séances bateau par semaine, plus une séance de musculation ».

Coûteuse passion

Les poloistes nazairiens bourlinguent aux différents coins de la France pour disputer le championnat. Si les frais de déplacement sont remboursés par le club et que la mairie verse une subvention, les joueurs sortent leurs propres deniers pour payer les hébergements sur place. La passion n’a pas de prix.

Pour peu qu’on doive changer une partie du matos, une saison de kayak-polo peut nous coûter jusqu’à 1 500 € à chacun. C’est un mois de salaire, compare Geoffrey Devaud, le n° 7 de l’équipe. Sachant qu’il y a plusieurs étudiants dans le lot.

La discipline reste assez confidentielle et manque de visibilité. « On a du mal à attirer des sponsors », constate le joueur, qui lance un appel au mécénat privé. « On a besoin de partenaires si on veut pérenniser notre équipe au plus haut niveau et continuer à former des joueurs de qualité internationale ».

Besoin de partenaires

Pourtant le format cours des matchs (2×10 minutes), le côté visuel et ludique – mix de hand, de basket, de water-polo et de kayak – a tout pour plaire. Pour attirer le feu des projecteurs, le Snos accueillera deux compétitions cette année au Bois Joalland : une journée de Nationale 1 les 20 et 21 mai et la Coupe régionale le premier week-end de septembre, avec la présence des trois équipes engagées en N1 cette saison (Saint-Nazaire, Vertou et Château-Thébaud). Le projet d’aménagement d’un 2e terrain fixe sur l’étang a été présenté à la municipalité en janvier.

44600 Saint-Nazaire

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