Présidentielle : qui vos élus parrainent-ils ?

Ce vendredi 17 mars, s'est clôturée la période des parrainages. Première étape pour les candidats à la présidentielle, qui, pour la 1re fois, se déroule en toute transparence...

19/03/2017 à 11:06 par coraliedurand

David Pelon (Trignac), David Samzun (Saint-Nazaire), Danielle Cornet (Pontchâteau), Stéphanie Phan Thanh (Guérande) : quatre maires, quatre choix de parrainages différents
David Pelon (Trignac), David Samzun (Saint-Nazaire), Danielle Cornet (Pontchâteau), Stéphanie Phan Thanh (Guérande) : quatre maires, quatre choix de parrainages différents

Le parrainage électoral, ça vient d’où ?

D’une loi datant de novembre 1962, qui instaure l’élection du président de la République par le suffrage universel. Au départ, pour être validé, le futur candidat devait présenter 100 signatures de grands électeurs. La loi a été revue en 1976 : la liste des parrains potentiels est plus large… mais il faut désormais le paraphe de 500 élus, « sans que plus du dixième d’entre eux puissent être les élus d’un même département ou territoire », précise le texte – il faut en effet qu’au moins 30 départements ou territoires soient représentés. C’est le conseil constitutionnel qui valide ensuite les candidatures.

Qui peut parrainer ?

Pour parrainer, il faut être député, sénateur, conseiller régional, conseiller départemental, maire, président d’une intercommunalité, entre autres. Mais attention, ce n’est pas parce que l’on cumule les mandats qu’on peut signer plusieurs fois : un élu ne peut choisir qu’un candidat.

Pourquoi parraine-t-on ?

À chacun son parrainage, à chacun ses raisons. Pour beaucoup, c’est un soutien franc et massif ; pour d’autres, c’est permettre à des candidats de participer au débat, sans forcément une adhésion aux idées. Aux élus ensuite de justifier leur signature auprès de leurs administrés. D’autant que depuis cette année, la liste entière des parrainages est publique – jusque-là n’était publié qu’un extrait des signatures pour les candidats validés.

Qui peut-on parrainer ?

Il n’y a pas de liste pré-établie avec les candidats déclarés. L’élu peut ainsi remplir son formulaire de parrainage comme bon lui semble. Seule contrainte : le faire avant ce vendredi 17 mars à 18 h et choisir une personne inscrite sur les listes électorales (ou susceptible de l’être). C’est ainsi que l’on peut trouver sur la liste mise à jour le 14 mars plus de 300 parrainages pour Alain Juppé, deux pour Jean-Louis Borloo… et un pour François Hollande (pour info, il s’agit d’Éric Mellet, maire de Montredon-des-Corbières dans l’Aude). Dans la dernière liste validée, on en trouve même un pour Lionel Jospin !

Qui parraine qui ?

La plupart des parrainages sont sans surprise. Dans le camp François Fillon, on retrouve Christophe Priou (député), Yves Lainé (Le Pouliguen), Stéphanie Phan Thanh (Guérande), Jean-Pierre Bernard (Mesquer), Jean-Claude Baudrais (Pénestin), André Trillard (sénateur), Danielle Rival, Gatien Meunier, Alain Guihard et Marie-Odile Jarligant (conseillers départementaux). Ils ont choisi Benoît Hamon : la députée Marie-Odile Bouillé, le sénateur Yannick Vaugrenard, la conseillère départementale Annaig Cotonnec, la conseillère régionale Violaine Lucas, les maires David Samzun (Saint-Nazaire) et Sylvain Robert (Guenrouët), le président du Département Philippe Grosvalet. La conseillère régionale Patricia Gallerneau, ancienne tête de liste aux municipales à Pornichet, a choisi de parrainer Emmanuel Macron. Sans surprise non plus, le conseiller régional Jean-Claude Blanchard a signé pour Marine Le Pen.

Finalement, sur le secteur de L’Écho de la Presqu’île, trois parrainages sortent de l’ordinaire : David Pelon, maire de Trignac, a choisi Michèle Alliot-Marie, l’ancienne ministre de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. De son côté, Danielle Cornet, maire de Pontchâteau, a donné sa signature à… l’écrivain Alexandre Jardin, candidat déclaré avec son mouvement citoyen Bleu blanc zèbre. A Saint-Lyphard, le maire Chantal Brière a parrainé Rama Yade.

Un sujet en soi

À chaque élection présidentielle, les parrainages reviennent dans la ligne de mire des critiques. Trop filtrant – Philippe Poutou n’a réussi à réunir les signatures nécessaires qu’à la dernière minute. Trop public – Marine Le Pen avait demandé à la dernière élection un total anonymat. Mais toujours indispensable pour être candidat.

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